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La conquête spatiale


Cela fait 46 ans que personne n’est retourné sur la lune et l’on pourrait se dire que l’époque de la conquête spatiale est révolue.

Cependant même si les enjeux politiques concernant l’exploration spatiale sont moins importants qu’au siècle dernier, des entreprises telle que Space X nous redonnent un peu d’espoir.

Mais pourquoi dépenser des milliards de dollars pour cela ?

La raison majeure est, selon moi, pour repousser les limites du possible et de nos connaissances sur l’univers.

Elon Musk annonce quant à lui le fait qu’il y aura « probablement un autre âge sombre " dans l'histoire de l'humanité, « particulièrement s'il y a une troisième guerre mondiale » et que dans ce cas, il est préférable d’avoir un échappatoire.

L'un des prochains défis pour les agences spatiales est d’aller sur Mars.

Mais est-ce réalisable ? Et à partir de quand ?



La conquête spatiale des années 50 à nos jours


Pour savoir si les projets de la NASA et des autres entreprises privées sont réalisables, il faudrait déjà se rendre compte du chemin parcouru depuis les débuts de la conquête spatiale à nos jours.


En octobre 1957 Spoutnik 1 quittait la Terre pour aller se mettre en orbite. C’est le premier objet à avoir quitté l’orbite basse terrestre.

Après cela, les exploits se sont enchaînés, en grande partie pour des raisons politiques. Laika, premier chien à être allé dans l'espace

Quelques mois après ça les Soviétiques réitéraient l’expérience avec, cette fois-ci, un chien à son bord: Laïka. Elle n'a malheureusement survécu que sept heures à ce vol à cause d’un problème dans le système de refroidissement de l’habitacle. Cela prouvait néanmoins qu’il était possible d’aller jusqu’à l’orbite basse de la Terre et Youri Gargarine en fît l’expérience quatre ans plus tard. Il resta 108 minutes à 300 kilomètres de hauteur et surtout, il revint sain et sauf de cette expédition.

À partir de là il s’en est suivi une course à la conquête spatiale entre l’URSS et les États Unis. En 1962 l’américain John Glenne fît trois tours en orbite autour de la Terre. En 1963 Valentina Terechkova fut la première femme à aller dans l’espace et c’est en 1969 que Neil Armstrong fût la première personne à poser un pied sur la Lune.

C’est à partir de là que l’idée de la conquête spatiale prit une nouvelle tournure: elle était passée du mythe à la réalité. Station Mir


Après cela, il s'en est suivi deux avancées majeures: la mise en orbite de stations spatiales autour de la Terre et l’envoi de sondes dans le système solaire.

Saliout 1 fût le premier module de la station spatiale envoyé dans l’espace.

Car, il faut savoir qu’une station spatiale est un assemblage de modules, envoyé les uns après les autres et qui forment un laboratoire où des astronautes peuvent réaliser diverses expériences.

Ensuite, la station Mir fut mise en orbite. C’est dans celle-ci que le record de temps passé par un astronaute dans l’espace à eu lieu: Plus de 14 mois consécutifs. Ce record est encore d’actualité à ce jour.

15 ans plus tard, la station, en fin de vie, se désintégrait dans l’atmosphère terrestre.



Depuis c’est l’ISS, la station spatiale internationale, qui a pris le relais.

Elle est le résultat de la collaboration entre le Japon, la Russie, les Etats-Unis, le Canada et l’Europe.

Cette méga structure en constante chute libre au-dessus de nos têtes permet d’en savoir d’avantage sur l’espace et surtout sur notre capacité à y vivre.



Les sondes spatiales nous ont permis d’en savoir plus sur les planètes du système solaire. Ainsi, lorsqu’une sonde passe au-dessus d’une planète, elle va renvoyer vers la Terre des photographies et diverses mesures qui, une fois étudiées, permettent d'en déduire sa composition chimique.

Les sondes ont aussi un autre rôle: se rendre détectable dans l’univers. Plusieurs sondes ont à leur bord des objets témoignant de notre existence.

Ainsi, nous avons envoyé des dessins, des enregistrements et des images analogiques dans l’espoir qu’une civilisation avancée les interceptent. Sonde spatiale


Le premier astre à avoir été visité par une sonde fut la Lune en 1959. Après cela il s’en est suivi Venus, Mercure, Mars, Jupiter et Saturne. Les données collectées par ces sondes sont précieuses car pour la plupart, il n’est pas possible de les recueillir depuis la Terre.

Depuis le début de la conquête spatiale, Mars a toujours suscité un grand intérêt pour les astronomes. En effet, cette planète, relativement proche de la nôtre, à très certainement connu des conditions similaires de celle de la Terre fût un temps.


La difficulté de vivre dans l’espace


Si l’on veut aller s’installer sur une autre planète, comme Elon Musk souhaite le rendre possible, il faut d’abord savoir s’il est humainement possible de réaliser ce trajet.

L’ISS permet d’expérimenter les difficultés à vivre dans cet endroit hostile à l’homme et elles sont nombreuses:


Et je pourrais encore continuer la liste longtemps.

Néanmoins, la station spatiale semble avoir relevée le défi puisqu’elle est constamment habitée par des astronautes qui récupèrent presque totalement de ce voyage au bout d’un an.


Avec la technologie existante à ce jour, nous mettrions entre six et huit mois pour atteindre la planète rouge. Le voyage complet durerait bien plus du double en comptant le temps resté sur place et le fait que Mars se déplace plus vite que la terre.

Les avancées technologiques ne permettent pas encore un tel périple.

Il y a plusieurs raisons à cela, la première est qu’il faut que les astronautes aient de quoi vivre en autonomie pendant tout ce trajet.

Sur l’ISS l’oxygène est créée grâce à la séparation des molécules d’oxygène et d’hydrogène présentent dans l’eau. L’eau, quant à elle, est recyclée à 70% ce qui est bien, mais pas suffisant pour de longs trajets sans ravitaillement possible.

Mais il reste encore le problème de la nourriture: Sur l’ISS elle arrive grâce à des Cargos, mais pour un voyage hors de l'orbite terrestre ça ne serait pas possible. Schéma du projet Mellissa : écosystème artificiel



La solution viendra peut être du projet Mellissa réalisé par des chercheurs de l’ESA, l’agence spatiale européenne. Son objectif: reproduire les effets de l’écosystème terrestre dans un espace clos.


Son fonctionnement est le suivant: les déchets humains et matériels sont placés dans une cuve puis différents procédés chimiques et filtrants permettent de ne garder que les éléments nutritifs pour nourrir des micro-algues. Les plantes sont ensuite consommables et vont en plus permettre de fournir de l’oxygène grâce à la photosynthèse.


Les travaux des chercheurs se concentrent aussi sur l’adaptation du corps humain à l’absence de gravité. Réduction de la masse osseuse et musculaire, affaiblissement de la circulation sanguine sont les problèmes majeurs de l’apesenteur. Encore une fois il y a des solutions mais qui pourraient s'avérer insuffisantes pour un voyage de plus d’un an. Pour le moment, les astronautes compensent ces problèmes avec du sport et une alimentation adaptée.

Enfin, en dehors de l’atmosphère de la Terre, nous sommes vulnérables aux rayons cosmiques. Sur l’ISS, un astronaute reçoit en moyenne une dose de rayonnement de 5 mSv par semaine, ce qui correspond à la dose annuelle moyenne que nous recevons sur Terre. Pour un voyage aussi long que celui de Mars les doses seraient bien plus élevées avec les technologies actuelles.




Les voyages longue durée


Malgré les défis à relever pour permettre d’envoyer des hommes plus loin que la Lune cela ne semble pas irréalisable.

En tout cas, c’est ce que pensent plusieurs entreprises spatiales dont la NASA.

Le prochain objectif de la NASA est de retourner sur la Lune mais elle ne compte pas s’arrêter là et espère, dans un futur proche, envoyer des Hommes sur Mars.

Pour rendre cela possible, elle développe actuellement un nouveau vaisseau spatial: Orion. Cet engin pourra, selon elle, fournir aux passagers de quoi se soigner, suffisamment d’oxygène, d’eau et de nourriture ainsi que le carburant nécessaire au trajet.


Un autre projet, plus extravagant que celui de la NASA, nous vient de Deep Space Industry. La société mise sur les astéroïdes pour pouvoir se réapprovisionner en eau et en métaux. Cela permettrait de voyager dans l’univers sans dépendre des ressources de la Terre.



Enfin, Elon Musk, compte quant à lui installer une base sur Mars.

L’ambition du milliardaire peut paraître irréalisable mais il faut avouer qu’en terme d’innovation peu de personnes l’ont égalé. Les projets qu’il a à son actif sont nombreux: Zip2, PayPal, Tesla, Hyperloop, SpaceX, etc.

SpaceX n’est cependant pas en mesure d’envoyer des personnes sur Mars pour le moment mais l’entreprise contribue néanmoins de manière significative à faire avancer l’astronautique.

L’entreprise a commencé à tester des fusées pouvant revenir se poser sur Terre ce qui permettrait de faire de grandes économies aux agences spatiales.

Elle a aussi reçu l’autorisation des autorités fédérales américaines d’envoyer 12 000 satellites en orbite pour améliorer de manière significative la couverture internet dans le monde.



La conquête spatiale n’est donc pas révolue et les projets la concernant sont nombreux. Il paraît presque certain que l’Homme posera un jour les pieds sur Mars mais pour ce qui est de la date de cet événement, il est encore trop tôt pour le savoir.


Si cet article vous à intéressé je vous invite à lire celui sur l'ISS.

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